Lundi 4 octobre 2010 1 04 /10 /Oct /2010 13:13

Sauvons Yagg !

 

Cela faisait quelques mois que ce blog existait de manière couplé avec le blog que je tiens sur Yagg. 

Avec les difficultés que rencontre le média susnommé ces derniers temps, le moment est arrivé, je crois, d'effectuer totalement la transition.

Par solidarité avec ce média, je préfère amener des lecteurs via mon blog sur Yagg que sur Over-Blog. Et je pense que vous y gagnerez aussi. Je crois beaucoup, beaucoup à ce média.

 

L'aventure continue sur : http://tornbluejeans.yagg.com/

 

Merci.

Par TørnBlueJeans - Publié dans : Parce que je lève le poing - Communauté : Actu homo
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 1 octobre 2010 5 01 /10 /Oct /2010 02:54

Il y a deux sortes de bons films : les films desquels on sort en redécouvrant la réalité au point la remettre en question, en plus de ressentir cette espèce de vertige pâteux à la sortie de la salle, choqués par le fait de revenir à la triste réalité de la place de la Nation après trois heures passés dans la Matrice, et ceux dont on sort en se disant qu’on n’a jamais été aussi près de la réalité. Après le vertige du dépaysement l’étonnement du microscope.
Je crois que The kids are all right est de cette dernière catégorie.

 

Comme d’habitude, quand je sors de spectacles de ce genre, je ne sais jamais par où commencer : le travail d’équilibriste de la critique de tout spectacle plus ou moins culturel et de qualité est celui de prendre son courage à deux mains et de trouver une accroche parmi les milliards de choses qu’on a envie de dire en même temps.

 

Étonnement du microscope, disais-je. Quand on est lesbienne et qu’on a 21 ans, on a forcément un jour pensé à l’éventualité -serait-elle minime- d’avoir peut-être des enfants. Et on se demande toutes, à un moment donné, comment ça va se passer ? C’est long, c’est compliqué et c’est même douloureux d’avoir un enfant de nos jours quand on aime les femmes. Et il y a tellement de manières de procéder, de conjuguer cette chose très importante qu’est la maternité. C’est la porte ouverte à plein d’incertitudes, de reconfigurations, de questions : et l’homme dans tout ça ? Parce qu’un moment donné où à un autre, un homme (puisqu’il faut du sperme) rentre dans la configuration…Comment construire cette chose instable et difficile -la famille- autour de cette procréation qui se fait, en fait, à trois, sans que tout explose ?
C’est ce nœud qu’explore le film.

 

Ce film nous parle moins d’homoparentalité que d’une famille, et c’est en ça qu’à mon sens il est réussi. C’était un pari que de partir sur un thème aussi compliqué et aussi important, et elle a réussi avec brio ce travail d’équilibriste : nous avons là un film sans bons sentiments niaiseux ni fin à la Cendrillon, sans manichéisme primaire ni exaltation bornée de l’homosexualité. Rarement, je crois, un film n’aura approché ce thème avec cette justesse et cette acuité.

 

Justesse tout d’abord sur le regard, le parti-pris : il est ici donc avant tout question d’une famille, de cette relation interpersonnelle complexe entre quatre individus (deux mamans, deux enfants), et c’est tout. On n’en fait pas un pataquès qu’elles soient lesbiennes et c’est très bien, car au final, ce n’est pas ça le plus important ; c’est la famille qu’ils forment ensemble. Ce n’est pas si différent d’une famille hétérosexuelle. Une équivalence tacite est mise en place, sans que cela soit revendicatif. Et surtout, (et c’est là où j’applaudis à deux mains, très fort), en plus de dédramatiser l’homoparentalité en lui donnant ce statut de parentalité à part entière sans en faire trop (ce qui est déjà énorme), ce film réussit à nous faire approcher la grande complexité des relations humaines. Comment l’on peut être lesbienne, essayer les hommes, et revenir aux femmes, et ne pas devenir bi, parce que ce serait trop simple. C’est comme ça dans la vraie vie. Les gens passent leur temps à se chercher. La vie, c’est une question qui ne se ferme jamais vraiment.

 

Justesse également sur le jeu, le choix des acteurs et leur interprétation des personnages. On a un couple de lesbiennes qui «font lesbiennes» sans tomber dans le cliché à outrance, un «donneur» à la personnalité vraiment complexe. Chaque personnage est très travaillé et interprété avec talent. On s’y identifie très bien, sans pour autant perdre en profondeur de caractère : les gens dans la vraie vie sont comme ça, ils ont plusieurs facettes, sont instables, imprévisibles. Les princesses n’épousent pas les princes charmants, quoi. Mais c’est ça qu’est beau aussi.

 

En somme, on ne va pas voir ce film parce que ça parle de deux lesbiennes qui ont des gamins, comme on va voir les trucs de niche parce que c’est notre chapelle, mais pour plonger dans la réalité palpable de la parentalité, de ses écueils et de ses réussites. On y va pour passer un grand moment plongé dans la vraie vie, que la photographie de ce film ne lâche pas d’une semelle, sans mélodrames inutiles, ni violons. Juste le cadrage, la cadence toujours à propos avec la scène qui se déroule.
Et c’est dix fois plus riche.

 

Même la musique est bien.

 

Courrez au cinéma.

 

 

(Je tiens à remercier Yagg de m’avoir donné l’opportunité de voir ce film, et je tiens également à signaler que non, je n’ai été soudoyée par personne !)

Par TørnBlueJeans - Publié dans : Gouinitude, Queeritude, Attitude ? - Communauté : Culture gay et lesbienne
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 6 septembre 2010 1 06 /09 /Sep /2010 11:38

Je n’ai jamais été commère. L’avis des gens sur ma personne me fatigue, et dire du mal des autres me fatigue encore plus, sauf si c’est vraiment des gens mauvais -et dans ce cas je protège mes amis.

Sauf que là, il y a des choses à recadrer. 
 

 

On dit que je suis trop militante. Bon déjà merci aux trois pélerins qui ont eu l’intelligence de me faire la remarque en face (je pense à des camarades d’amphis qui se reconnaîtront, notamment). Au moins je peux en parler avec eux. 

Comment voulez-vous que change quoi que ce soit si personne ne vient me le dire ? Hein ?

 

Tout d’abord, j’aimerais bien qu’on définisse ensemble ce que c’est d’être militant LGBT.

Etre militant, pour une personne LGBT vivant dans la société dans laquelle nous sommes, pour moi c’est en tout premier lieu (et très simplement) exister. Notre existence elle-même dérange. Donc nous la revendiquons en permanence. Se tenir la main dans la rue est un acte militant. Parce qu’il y a toujours ce risque -réel- du coup de bâton.

 

Et que dire des quelques signes discrets qu’on laisse sur nous pour que le potentiel autre «déviant» nous reconnaisse, pour ainsi faire connaissance et, qui sait, peut-être plus ? N’est-ce pas de revendiquer son homosexualité, messieurs, que de porter vos petits jeans serrés, vos petits tee-shirts, votre grand sac ? Je reconnais la plupart des gays...à leur tenue vestimentaire, faut l’faire. Et les filles ? N’est-ce pas revendiquer son homosexualité que de décider de porter la mèche ? De refuser, pour certaines, le port de la jupe ?

 

Donc de ce point de vue, nous sommes tous militants. Même toi là bas.

 

Au delà de cela, être militant LGBT, j’imagine que pour la plupart des gens, il s’agit d’être militant dans une association, pour les droits des LGBT.

Il me semble normal de dire que moi aussi, j’aimerai me marier avec la femme que j’aimerai, et que je fais tout pour qu’un jour ça arrive. Et même si je ne voulais pas, je trouve que c’est la moindre des choses. Il me semble raisonnable d’être pour nos droits et de lutter pour. Il n’y a rien à dire là dessus. C’est comme d’être agriculteur bio et ne pas être écolo, c’est une question de logique générale.

 

Maintenant, si vous le voulez bien, parlons du «trop». Trop militante, ça veut dire quoi ? 

 

Que je vous emmerde à parler tout le temps des gays ? 

Excusez-moi d’être homosexuelle,  d’avoir des exEs, de lire de temps en temps des bouquins qui, une fois n’est pas coutume, parlent de filles entre elles. Excusez-moi de me préoccuper du sort d’un iranien qui sera pendu juste parce qu’il est...comme moi. Excusez-moi de me scandaliser de la barbarie et de la violation des droits humains.

 

Je viendrai vous dire la même chose, les hétéros de la salle, quand vous viendrez me spammer avec les photos de votre bébé toutes les semaines (alors que c’est tellement difficile pour moi seulement d’adopter), pour me montrer «comment il a grandi», quand vous vous marierez, si ça vous arrive, et que je regarderai de loin la cérémonie, en tenant la main d’une fille avec qui je ne pourrai pas m’unir. Excusez-moi de naître dans un monde qui est globalement hétérosexuel, et d’essayer de dire autre chose. 

Je suis désolée, je parle de ce que je vis. 50% au moins des discussions entre filles (je suis très optimiste sur notre pruderie, là) portent sur le sexe. Désolée de ne pas être transportée de joie quand je vois un kiki. Si j’étais hétéro, ah oui, je serai moins chiante. 

Mais je ne vois pas pourquoi je vais me taire. Ce serait hypocrite, non ?

 

Un otaku parle tout le temps de manga, à en saoûler ses amis. Et lui ? Ce n’est pas pareil ?

 

Et puis, je tiens à rappeler que me demander de changer de sujet, ce n’est pas impossible. Mon père le fait : je parle immédiatement d’autre chose. On appelle ça la franchise. Ce n’est pas très difficile. C’est comme me demander de parler moins vite.

D’autant plus que je suis assez respectueuse des gens pour ne pas entamer les sujets qui fâchent tout le temps. 

 

Peut-être que c’est parce que mon emploi du temps est rempli de réunions, de permanences, de conférences de rédaction, de colloques...

Je voudrai rappeler aux LGBT de la salle que je ne serai pas aussi hyperactive si tous les LGBT étaient militants. On aurait moins de travail par tête. Quand il n’y a que deux personnes motivées pour un dossier de subventions, hé ben il n’y en a que deux, elles vont se taper une moitié chacun du boulot.

Si je pouvais déléguer, je le ferais, croyez moi. Moi aussi, ça m’énerve, les nuits entières à relire les bilans. Mais on appelle ça prendre ses responsabilités.

 

D’autre part, je tiens à signaler à ceux qui me croisent au local qu’ils me voient dans un contexte particulier : le local de mon assoce. Il est ouvert deux jours par semaine. J’en profite donc pour descendre au secrétariat, parler de vive voix avec le président, relever la distribution de la Magazette, relancer de vive voix des auteurs... Vous pensez réellement que je suis comme ça les cinq autre jours de la semaine ? Hum.

Au Celsa, j’ai posé une affiche et quelques flyers pour l’anniversaire de l’assoce. Oh god. Terrible.

 

Les gens ont la fâcheuse habitude de penser par cases. Ils repérent une tendance, ils vous mettent dans la case appropriée, c’est pratique. Mais heureusement, nous ne sommes pas monomaniaques. Les seuls monomaniaques, c’est les personnages de Molière, qui ne sont QUE médécins, avares, ou amoureux.

Dans la vraie vie, on est plusieurs choses à la fois, et c’est ça qu’est génial : je suis aussi lesbienne que je suis littéraire par exemple. Je peux aussi vous faire chier avec Platon (héhé, j’essaierai pour voir : j’attends les médisances «elle est trop philosophe) !

Je sais que plein de gens qui me lisent ici savent ce qu’il en est. Je peux passer une soirée à parler code si je veux. Les gens ne sont pas des disques rayés, il suffit juste de prendre la peine de les découvrir.

 

En toute logique, je crois que la remarque «trop militante» est en fait irrecevable : pour décider de ce trop, il faudrait avoir une réelle appréciation des proportions. Et à côté de la foule de choses qu’il y a dans ma tête et sur mon bureau, croyez moi, ce n’est pas trop.

Par TørnBlueJeans - Publié dans : Parce que je lève le poing
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Jeudi 12 août 2010 4 12 /08 /Août /2010 04:15

Hier, grand jour à marquer d'une pierre blanche, j'ai acheté mon premier gode chez Dollhouse.
Ne riez pas, je vous vois pouffer derrière votre écran. Non mais oh, z'avez pas honte. Silence, toi, au fond.

Donc, j'ai passé ce cap très important de la vie de toute lesbienne. Ça peut paraître anodin, mais pas du tout, c'est énorme. C'est un peu comme l'achat de sa première capote pour la midinette de 14 ans. C'est...attention je suis grande maintenant, je pense très sérieusement à mon désir.
Non seulement je le matérialise dans un jouet, mais en plus, le fait de l'acheter signifie que j'aime assez le sexe pour avoir envie de dépenser de l'argent pour ça.
Enfin aimer le sexe. Il y a aimer le sexe et aimer le sexe, hein. Disons que je vois ça plutôt du point de vue du développement personnel : c'est une manière de décomplexer son rapport au sexe, qui fait beaucoup de bien et fait partie de la vie. C'est un rapport adulte au sexe, on va dire.

Et puis surtout, et c'est là où je veux en venir, ce gode, je l'ai choisi, bordel.  J'ai pris le temps de lui tourner autour, de le manipuler (d'ailleurs MERCI aux filles de Dollhouse de nous laisser les tripoter, ça démystifie beaucoup l'objet), je l'aime bien, sa forme, sa couleur, il ne me fait pas peur du tout, c'est un vrai compagnon de jeu. Il ne ressemble pas à une grosse bite toute sexuelle, là, je suis lesbienne quand même. Il est super design (tellement que je pourrai le poser dans ma bibliothèque sans qu'on s'en doute) !
Je sais qu'une fois sous la couette, tout ira bien, comme j'aurais pris le temps de m'approprier l'objet, il pourra faire une partie de moi, et donner du plaisir à une demoiselle avec sera bien plus facile...et vice versa : si la demoiselle veut s'en servir avec moi, pas de panique : je ne prendrai pas peur à la vue d'un objet étranger, il me sera déjà familier. D'où l'importance de l'avoir choisi et bien choisi, on sait ce qui nous fait du bien.

Je vous dis tout ça, parce que c'est pas le premier sextoy que j'ai entre les mains.
On m'avait offert deux vibros il y a quelques temps, que j'ai déballés, puis...remballés avec précipitation. Pas du tout de mon goût. Leur forme ne me plaisait pas, la matière, la couleur, non plus. Ça ressemblait à une grosse bite rose fluo. Beurk.
Cette histoire m'avait beaucoup inhibée au niveau des sextoys. Comme première expérience, ç'avait été brutal, du coup, j'avais une très mauvaise image du sexe outillé.

J'en viens à penser, maintenant que j'ai mon gode à moi, qu'en fait c'est un objet très intime. C'est très délicat d'en offrir à quelqu'un. On ne sait pas toujours tout de ses envies, ses désirs, ses goûts, ses choix. Offrir à la jeune gouinette que je suis (d'autant plus que ne n'avais pas l'expérience sexuelle que j'ai aujourd'hui) une bite rose fluo, c'est...une faute de goût monumentale.
Vaut mieux y aller avec la personne concernée, la laisser choisir, plutôt qu'elle se retrouve avec sur les bras des jouets qu'elle n'utilisera jamais et qui sont très gênants, que l'on cache. C'est de l'argent perdu.

Je crois que le traumatisme est bien passé : je vous parle, je vous parle, mais j'ai hâte de l'essayer, le mien, du coup.

Par TørnBlueJeans - Publié dans : Gouinitude, Queeritude, Attitude ?
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 29 juillet 2010 4 29 /07 /Juil /2010 03:17

Ne niez pas.

Vous aussi, vous avez été au moins une fois confrontée à un GrosRelou.

Sisi.

 

Le GrosRelou, c’est l’être humain, de sexe masculin, qui vient généralement se suspendre à vos basques (pour une durée plus ou moins longue) pour essayer l’impossible : vous convertir, vous, gentilles lesbiennes qui n’avez rien demandé à personne, à l’amour du mâââââle.

Le truc, c’est qu’ils ne sont pas les premiers et ne seront pas (malheureusement) les derniers à essayer, sans que cela change quoi que ce soit à votre déviance sexuelle. Petite typologie de cette espèce qu’on espère en voie de disparition.

 

1- Le GrosRelou grosseschevilles

Lieu de rencontre : soirées, boîtes «hétéro», bars

Apparence : T-shirt à la mode, cheveux courts, en pics, jean à 150 €, verre à la main.

Technique d’approche : Il te drague, tu lui dis poliment que tu n’es pas intéressée, que tu préfères les filles. Il te dit que t’as jamais essayé et que c’est pour ça que tu aimes les femmes. Si tu as effectivement essayé, mais pas aimé, il va te répondre que tu ne l’as jamais connu, lui.

Sa phrase fétiche : «Non mais tu verras, si tu découvres les hommes avec moi, tu pourras plus t’en passer».

La solution : Lui expliquer que vous avez lu dans un article très sérieux que les hommes prétendent toujours être meilleurs au lit qu’ils ne sont. 

Lui avouer que ta mère avait le SIDA, donc toi aussi \o/

 

2 - Le GrosRelou déséspéré

Lieu de rencontre : Bars

Apparence : Il peut se cacher derrière n’importe quel gentil rocker avec sa bière à la main.

Technique d’approche : «Alors, t’es vraiment lesbienne ?» -oui- «Mais tu penses pas que tu vas changer ?» -Ben...non, je suis bien comme ça- «Mais pourquoi ?» -C'est comme ça, les mecs ne me font rien !- «Et si je te fais un câlin, ça ne te fait rien ?» -Non, rien-  etc. Il va te tanner toute la soirée pour chercher la faille dans ta lesbienitude.

Il finit par se jeter à tes pieds en te priant de lui faire un câlin.

Sa phrase fétiche : «Non mais tu peux pas être lesbienne, que vais-je devenir, moi ?"

La solution : Avoir un bon pote qui te défait de son étreinte.

Lui donner une bonne douche froide, il est manifestement bourré.

 

3 - Le GrosRelou sourd

Lieu de rencontre : un peu partout

Apparence : Il peut être ton voisin, quelqu’un dans ta rue, dans un bar....il est donc multiforme.

Technique d’approche : Tu peux lui répéter sur tous les tons que tu es L.E.S.B.I.E.N.N.E., ils n’y croient pas, pensent que les lesbiennes «ça n’existe pas», et continuent à te demander ton numéro 

Sa phrase fétiche : «Non mais c’est pas possible»

La solution : Lui donner un faux numéro.

 

4 - Le GrosRelou sexuel

Lieu de rencontre : soirées, boîtes «hétéro», bars

Apparence : C’est souvent le même que le GrosRelou grosseschevilles

Technique d’approche : Il te drague, tu lui expliques tes penchants. Il te propose un plan à trois, tu es évidemment ravie.

Sa phrase fétiche : «Tu voudrais bien coucher avec moi et ma copine ?»

La solution : lui demander si un plan à trois avec un autre homme, ça lui plairait, à lui. 

 

5 - Le GrosRelou detonquartier

Lieu de rencontre : la rue.

Apparence : Lascar, portable allumé avec un truc qui grésille (je crois que c’est de la musique)

Technique d’approche : T’interpeller sur ton chemin pour que tu te retournes. Genre j’attire-ton-attention-alors-que-t’es-pressée-de-rentrer-chez-toi.

Sa phrase fétiche : «Hé mademoiselle, t’es charmante !».

La solution : Si tu es fem, devenir butch. Les butches sont immunisées : elles écopent du tout aussi sympathique «Hé mec, t’as pas une clope?».

Changer d’itinéraire. 

 

Remarquez :

  • La plupart des GrosRelous ne croient pas l’argument «visuel» (celui où vous roulez un patin magistral à votre petite amie), ils bandent. Dangereux.
  • Leur logique est un peu biaisée : «Tu es lesbienne DONC tu vas coucher avec moi, le mââââle». Hum. Jusqu’à preuve du contraire, la lesbienitude entraîne l’absence des mâles dans nos lits. Le dictionnaire existe, les garçons : lesbienne = fille qui aime VRAIMENT les filles, pas ces greluches des films de cul qui s’excitent en couinant.
  • Des fois, deux espèces peuvent se retrouver dans le même individu, ça devient corsé : un GrosRelou grossechevilles ET detonquartier, un GrosRelou sexuel ET sourd...

 

Vous pouvez toujours éclater de rire en les voyant arriver avec leurs gros sabots, et leur parler moto.

Par TørnBlueJeans - Publié dans : Gouinitude, Queeritude, Attitude ?
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

Profil

  • TørnBlueJeans
  • Quota Atypique
  • Femme
  • étudiante lesbienne
  • Ben voilà. Ça c'est moi. Une gouinette hyperactive, qui fait plein plein plein de choses en même temps. Une fille qui ne se repose que pour se foutre sur internet et écrire ce foutu blog ! http://twitter.com/quota_atypique

Recherche

Créer un Blog

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés