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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 00:29

Pas remise.
J’avoue. Ce n’est que ma deuxième. Je suis encore dans l’ingénuité de la petite gouinette qui fait ses premiers pas dans le milieu. Mais même. Cette Marche des Fiertés était hors du commun.
Nous sommes mercredi soir et je ne suis toujours pas remise : courbatures, voix un peu brisée, fatigue. On aurait dit que j’étais partie en voyage puis revenue avec un gros jetlag. Jamais un événement ne m’avait fait cet effet.

La Marche des Fiertés c’est un tout. Une expérience globale que j’ai envie de vous livrer ainsi. Je ne dis pas que je vais y arriver, mais je vais essayer.

Longue préparation -mais ça vaut le coup

Cela faisait au moins un mois que je préparais l’événement au local de l’association. J’étais un peu sur les rotules quand on a monté le char. J’ai eu beau me reposer la veille, cela n’a pas suffit. Beau départ.
J’avais préparé soigneusement ma tenue, néanmoins : t-shirt du MAG noir pour fêter nos 25 ans, petite jupette noire, grandes chaussettes montantes Rainbow et......des ailes de fée et une baguette magique. Ça donne ça.

La fatigue déjà accumulée n’a pas empêché l’activiste que je suis de me lever aux aurores pour aller sur le site de la Marche à 10h aider à la préparation du char. S’est enchaînée une journée où se sont mêlés militantisme et fête comme jamais. Même dans les moments les plus engagés, je célébrais, j’étais heureuse; et dans les moments les plus joyeux, je revendiquais au plus profond.
Je savais pourquoi j’étais là. J’étais dans mon exact élément, je respirais.

J’ai porté le Rainbow Flag à l’avant du char. J’imagine qu’on reconnaît les gouines militantes au pincement au coeur que ça leur fait de voir le Flag flotter au dessus de leurs têtes. Moi c’est ce que ça m’a fait. J’étais fière, dans tous les sens du terme. Je me sentais forte, le Rainbow Flag à la main. Je l’ai quitté avec regret pour filer à l’octroi.

Chaleur de plomb, activisme et photographes
Sous la chaleur accablante, le cou lacéré par la lanière de la grande tirelire-poubelle, hurlant à tout va «DONNEZ POUR LA MAAAAARCHE !», elle se tenait là depuis maintenant deux heures...
Euh...trop romancé et trop dramatique. C’était un peu comme ça, mais en mieux, en plus «humain», en plus drôle, en plus...dans la joie de militer. A la base, l’octroi c’est LE truc relou de la Marche, qui t’empêche d’être sur le char et de danser, qui te fait prendre LE coup de soleil de camionneuse que tu vas regretter tout ton été...mais là, c’était presque ludique. On se prend au jeu de faire les yeux doux aux petits pédés pète-sec (il y en a !) qui réajustent leur sac Louis Vuitton en disant que non, ils n’ont rien à donner pour la Marche de l’année prochaine, à remercier la petite fille de dix ans qui va fièrement déposer 2 euros dans ta poubelle...On finit par attraper la technique pour vider la poubelle dans les bacs où on récolte l’argent, on salue tous les chars qui passent en leur faisant de grands signes, on respecte bien sur la minute de silence...
C’est crevant, mais ça passe tout seul.

Mais l’ambiance générale, mes enfants, l’ambiance !

Le peu que j’ai vu sur notre char était impressionnant : le camion tanguait tellement que mon alter-ego Alex en avait des frissons ! On aurait dit qu’un couple de géants faisait l’amour dans le camion...(si, si !) Et tout autour, la liesse...vue de mon mètre soixante à peine, ce n’est pas la même chose que vue d’un char...c’est plus impressionnant.

Je tiens à adresser mes courtoises excuses à tous les photographes que j’ai bousculés, tempêtant parce qu’ils faisaient ralentir notre char qui avait déjà du retard (ce qui est vrai). Faut qu’on s’explique : c’est pas que j’aime pas les médias (je bosse dedans et avec eux) mais je préférerais qu’ils prennent des images moins.....caricaturales que les drag-queens qu’il y avait derrière moi. Il y avait plein de jolis clichés à faire pendant la Marche, comme ce petit gamin accompagné de sa grand mère qui agitait le Rainbow Flag pour saluer le cortège...Du coup je les poussais un peu, mais c’est pas méchant, c’est un parti-pris de communication.
Et puis je pouvais plus agiter mon graaand Rainbow Flag, de peur de faire mal aux appareils photos à 700 €.

After gouin, after BIEN

Ouais. J’étais un peu déchirée, là, mais je suis quand même partie en soirée. A peine eu le temps d’avaler une pasta box (pi-men-tée !), d’enlever mes ailes et de déposer ma baguette magique, et me voilà repartie pour le Comptoir de Madame Tomate, où officie le DJ de notre char.

Un petit mojito, une déclaration bouleversante, un câlin à mes pédés d’amûr, l’annonce d’être passée sur plein de chaînes de télé, et c’est reparti pour une immense soirée goudou -FIERES !.
Et là, le pied. Mais le pied. Pour faire court, simple et droit au but : un mix SUPER (merci, merci, aux DJettes !), des filles, des filles, des animations culturelles (projections de films...), plein d’amis retrouvés, danser jusqu’à 6h du mat, retourner chez soi vidée, mais vidée. J’avais déversé toute mon énergie dans la fête, ce qui ne m’est rarement arrivé.  Et des filles. Wah.
Fin de la journée : 6h du mat. Beau score, non ?

Voilà ! En fait c’est quand même chronologique. Mais c’est pas grave.

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Published by TørnBlueJeans - dans Parce que je lève le poing
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  • TørnBlueJeans
  • Ben voilà. Ça c'est moi. Une gouinette hyperactive, qui fait plein plein plein de choses en même temps. Une fille qui ne se repose que pour se foutre sur internet et écrire ce foutu blog !
http://twitter.com/quota_atypique
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