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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 02:54

Il y a deux sortes de bons films : les films desquels on sort en redécouvrant la réalité au point la remettre en question, en plus de ressentir cette espèce de vertige pâteux à la sortie de la salle, choqués par le fait de revenir à la triste réalité de la place de la Nation après trois heures passés dans la Matrice, et ceux dont on sort en se disant qu’on n’a jamais été aussi près de la réalité. Après le vertige du dépaysement l’étonnement du microscope.
Je crois que The kids are all right est de cette dernière catégorie.

 

Comme d’habitude, quand je sors de spectacles de ce genre, je ne sais jamais par où commencer : le travail d’équilibriste de la critique de tout spectacle plus ou moins culturel et de qualité est celui de prendre son courage à deux mains et de trouver une accroche parmi les milliards de choses qu’on a envie de dire en même temps.

 

Étonnement du microscope, disais-je. Quand on est lesbienne et qu’on a 21 ans, on a forcément un jour pensé à l’éventualité -serait-elle minime- d’avoir peut-être des enfants. Et on se demande toutes, à un moment donné, comment ça va se passer ? C’est long, c’est compliqué et c’est même douloureux d’avoir un enfant de nos jours quand on aime les femmes. Et il y a tellement de manières de procéder, de conjuguer cette chose très importante qu’est la maternité. C’est la porte ouverte à plein d’incertitudes, de reconfigurations, de questions : et l’homme dans tout ça ? Parce qu’un moment donné où à un autre, un homme (puisqu’il faut du sperme) rentre dans la configuration…Comment construire cette chose instable et difficile -la famille- autour de cette procréation qui se fait, en fait, à trois, sans que tout explose ?
C’est ce nœud qu’explore le film.

 

Ce film nous parle moins d’homoparentalité que d’une famille, et c’est en ça qu’à mon sens il est réussi. C’était un pari que de partir sur un thème aussi compliqué et aussi important, et elle a réussi avec brio ce travail d’équilibriste : nous avons là un film sans bons sentiments niaiseux ni fin à la Cendrillon, sans manichéisme primaire ni exaltation bornée de l’homosexualité. Rarement, je crois, un film n’aura approché ce thème avec cette justesse et cette acuité.

 

Justesse tout d’abord sur le regard, le parti-pris : il est ici donc avant tout question d’une famille, de cette relation interpersonnelle complexe entre quatre individus (deux mamans, deux enfants), et c’est tout. On n’en fait pas un pataquès qu’elles soient lesbiennes et c’est très bien, car au final, ce n’est pas ça le plus important ; c’est la famille qu’ils forment ensemble. Ce n’est pas si différent d’une famille hétérosexuelle. Une équivalence tacite est mise en place, sans que cela soit revendicatif. Et surtout, (et c’est là où j’applaudis à deux mains, très fort), en plus de dédramatiser l’homoparentalité en lui donnant ce statut de parentalité à part entière sans en faire trop (ce qui est déjà énorme), ce film réussit à nous faire approcher la grande complexité des relations humaines. Comment l’on peut être lesbienne, essayer les hommes, et revenir aux femmes, et ne pas devenir bi, parce que ce serait trop simple. C’est comme ça dans la vraie vie. Les gens passent leur temps à se chercher. La vie, c’est une question qui ne se ferme jamais vraiment.

 

Justesse également sur le jeu, le choix des acteurs et leur interprétation des personnages. On a un couple de lesbiennes qui «font lesbiennes» sans tomber dans le cliché à outrance, un «donneur» à la personnalité vraiment complexe. Chaque personnage est très travaillé et interprété avec talent. On s’y identifie très bien, sans pour autant perdre en profondeur de caractère : les gens dans la vraie vie sont comme ça, ils ont plusieurs facettes, sont instables, imprévisibles. Les princesses n’épousent pas les princes charmants, quoi. Mais c’est ça qu’est beau aussi.

 

En somme, on ne va pas voir ce film parce que ça parle de deux lesbiennes qui ont des gamins, comme on va voir les trucs de niche parce que c’est notre chapelle, mais pour plonger dans la réalité palpable de la parentalité, de ses écueils et de ses réussites. On y va pour passer un grand moment plongé dans la vraie vie, que la photographie de ce film ne lâche pas d’une semelle, sans mélodrames inutiles, ni violons. Juste le cadrage, la cadence toujours à propos avec la scène qui se déroule.
Et c’est dix fois plus riche.

 

Même la musique est bien.

 

Courrez au cinéma.

 

 

(Je tiens à remercier Yagg de m’avoir donné l’opportunité de voir ce film, et je tiens également à signaler que non, je n’ai été soudoyée par personne !)

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 04:15

Hier, grand jour à marquer d'une pierre blanche, j'ai acheté mon premier gode chez Dollhouse.
Ne riez pas, je vous vois pouffer derrière votre écran. Non mais oh, z'avez pas honte. Silence, toi, au fond.

Donc, j'ai passé ce cap très important de la vie de toute lesbienne. Ça peut paraître anodin, mais pas du tout, c'est énorme. C'est un peu comme l'achat de sa première capote pour la midinette de 14 ans. C'est...attention je suis grande maintenant, je pense très sérieusement à mon désir.
Non seulement je le matérialise dans un jouet, mais en plus, le fait de l'acheter signifie que j'aime assez le sexe pour avoir envie de dépenser de l'argent pour ça.
Enfin aimer le sexe. Il y a aimer le sexe et aimer le sexe, hein. Disons que je vois ça plutôt du point de vue du développement personnel : c'est une manière de décomplexer son rapport au sexe, qui fait beaucoup de bien et fait partie de la vie. C'est un rapport adulte au sexe, on va dire.

Et puis surtout, et c'est là où je veux en venir, ce gode, je l'ai choisi, bordel.  J'ai pris le temps de lui tourner autour, de le manipuler (d'ailleurs MERCI aux filles de Dollhouse de nous laisser les tripoter, ça démystifie beaucoup l'objet), je l'aime bien, sa forme, sa couleur, il ne me fait pas peur du tout, c'est un vrai compagnon de jeu. Il ne ressemble pas à une grosse bite toute sexuelle, là, je suis lesbienne quand même. Il est super design (tellement que je pourrai le poser dans ma bibliothèque sans qu'on s'en doute) !
Je sais qu'une fois sous la couette, tout ira bien, comme j'aurais pris le temps de m'approprier l'objet, il pourra faire une partie de moi, et donner du plaisir à une demoiselle avec sera bien plus facile...et vice versa : si la demoiselle veut s'en servir avec moi, pas de panique : je ne prendrai pas peur à la vue d'un objet étranger, il me sera déjà familier. D'où l'importance de l'avoir choisi et bien choisi, on sait ce qui nous fait du bien.

Je vous dis tout ça, parce que c'est pas le premier sextoy que j'ai entre les mains.
On m'avait offert deux vibros il y a quelques temps, que j'ai déballés, puis...remballés avec précipitation. Pas du tout de mon goût. Leur forme ne me plaisait pas, la matière, la couleur, non plus. Ça ressemblait à une grosse bite rose fluo. Beurk.
Cette histoire m'avait beaucoup inhibée au niveau des sextoys. Comme première expérience, ç'avait été brutal, du coup, j'avais une très mauvaise image du sexe outillé.

J'en viens à penser, maintenant que j'ai mon gode à moi, qu'en fait c'est un objet très intime. C'est très délicat d'en offrir à quelqu'un. On ne sait pas toujours tout de ses envies, ses désirs, ses goûts, ses choix. Offrir à la jeune gouinette que je suis (d'autant plus que ne n'avais pas l'expérience sexuelle que j'ai aujourd'hui) une bite rose fluo, c'est...une faute de goût monumentale.
Vaut mieux y aller avec la personne concernée, la laisser choisir, plutôt qu'elle se retrouve avec sur les bras des jouets qu'elle n'utilisera jamais et qui sont très gênants, que l'on cache. C'est de l'argent perdu.

Je crois que le traumatisme est bien passé : je vous parle, je vous parle, mais j'ai hâte de l'essayer, le mien, du coup.

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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 03:17

Ne niez pas.

Vous aussi, vous avez été au moins une fois confrontée à un GrosRelou.

Sisi.

 

Le GrosRelou, c’est l’être humain, de sexe masculin, qui vient généralement se suspendre à vos basques (pour une durée plus ou moins longue) pour essayer l’impossible : vous convertir, vous, gentilles lesbiennes qui n’avez rien demandé à personne, à l’amour du mâââââle.

Le truc, c’est qu’ils ne sont pas les premiers et ne seront pas (malheureusement) les derniers à essayer, sans que cela change quoi que ce soit à votre déviance sexuelle. Petite typologie de cette espèce qu’on espère en voie de disparition.

 

1- Le GrosRelou grosseschevilles

Lieu de rencontre : soirées, boîtes «hétéro», bars

Apparence : T-shirt à la mode, cheveux courts, en pics, jean à 150 €, verre à la main.

Technique d’approche : Il te drague, tu lui dis poliment que tu n’es pas intéressée, que tu préfères les filles. Il te dit que t’as jamais essayé et que c’est pour ça que tu aimes les femmes. Si tu as effectivement essayé, mais pas aimé, il va te répondre que tu ne l’as jamais connu, lui.

Sa phrase fétiche : «Non mais tu verras, si tu découvres les hommes avec moi, tu pourras plus t’en passer».

La solution : Lui expliquer que vous avez lu dans un article très sérieux que les hommes prétendent toujours être meilleurs au lit qu’ils ne sont. 

Lui avouer que ta mère avait le SIDA, donc toi aussi \o/

 

2 - Le GrosRelou déséspéré

Lieu de rencontre : Bars

Apparence : Il peut se cacher derrière n’importe quel gentil rocker avec sa bière à la main.

Technique d’approche : «Alors, t’es vraiment lesbienne ?» -oui- «Mais tu penses pas que tu vas changer ?» -Ben...non, je suis bien comme ça- «Mais pourquoi ?» -C'est comme ça, les mecs ne me font rien !- «Et si je te fais un câlin, ça ne te fait rien ?» -Non, rien-  etc. Il va te tanner toute la soirée pour chercher la faille dans ta lesbienitude.

Il finit par se jeter à tes pieds en te priant de lui faire un câlin.

Sa phrase fétiche : «Non mais tu peux pas être lesbienne, que vais-je devenir, moi ?"

La solution : Avoir un bon pote qui te défait de son étreinte.

Lui donner une bonne douche froide, il est manifestement bourré.

 

3 - Le GrosRelou sourd

Lieu de rencontre : un peu partout

Apparence : Il peut être ton voisin, quelqu’un dans ta rue, dans un bar....il est donc multiforme.

Technique d’approche : Tu peux lui répéter sur tous les tons que tu es L.E.S.B.I.E.N.N.E., ils n’y croient pas, pensent que les lesbiennes «ça n’existe pas», et continuent à te demander ton numéro 

Sa phrase fétiche : «Non mais c’est pas possible»

La solution : Lui donner un faux numéro.

 

4 - Le GrosRelou sexuel

Lieu de rencontre : soirées, boîtes «hétéro», bars

Apparence : C’est souvent le même que le GrosRelou grosseschevilles

Technique d’approche : Il te drague, tu lui expliques tes penchants. Il te propose un plan à trois, tu es évidemment ravie.

Sa phrase fétiche : «Tu voudrais bien coucher avec moi et ma copine ?»

La solution : lui demander si un plan à trois avec un autre homme, ça lui plairait, à lui. 

 

5 - Le GrosRelou detonquartier

Lieu de rencontre : la rue.

Apparence : Lascar, portable allumé avec un truc qui grésille (je crois que c’est de la musique)

Technique d’approche : T’interpeller sur ton chemin pour que tu te retournes. Genre j’attire-ton-attention-alors-que-t’es-pressée-de-rentrer-chez-toi.

Sa phrase fétiche : «Hé mademoiselle, t’es charmante !».

La solution : Si tu es fem, devenir butch. Les butches sont immunisées : elles écopent du tout aussi sympathique «Hé mec, t’as pas une clope?».

Changer d’itinéraire. 

 

Remarquez :

  • La plupart des GrosRelous ne croient pas l’argument «visuel» (celui où vous roulez un patin magistral à votre petite amie), ils bandent. Dangereux.
  • Leur logique est un peu biaisée : «Tu es lesbienne DONC tu vas coucher avec moi, le mââââle». Hum. Jusqu’à preuve du contraire, la lesbienitude entraîne l’absence des mâles dans nos lits. Le dictionnaire existe, les garçons : lesbienne = fille qui aime VRAIMENT les filles, pas ces greluches des films de cul qui s’excitent en couinant.
  • Des fois, deux espèces peuvent se retrouver dans le même individu, ça devient corsé : un GrosRelou grossechevilles ET detonquartier, un GrosRelou sexuel ET sourd...

 

Vous pouvez toujours éclater de rire en les voyant arriver avec leurs gros sabots, et leur parler moto.

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 23:37

Je vous avais dit que mon pédé il est génial ? Non ?
Là il vient de m’offrir LE cadeau gouin, qui est tellement bien qu’il faut que je vous le montre !

...

(ça c’est l’instant de suspens)

...

Une couverture Carlsberg !

Ouais.

Non mais comme ça ça a l’air pourri, mais en fait c’est génial. Enfin, pour une gouine, c’est génial. Sisi.
La preuve :

Ça porte le logo d’une marque de bonne bière. Les gouines aiment la bière.
C’est pratique. C’est utile. Les gouines aiment bien les trucs utiles.
C’est doux et chaud. Vous penserez tout de suite à l’analogie sexuelle derrière cette remarque, je ne veux rien vous dévoiler :p
On peut l’emporter en camping. Pour les gouines Quechua, c’est primordial, les cadeaux-à-emmener-partout-où-on-voyages. Bon je ne suis pas gouine Quechua, mais au cas où ça me prendrait, comme ça, d’aller camper en Ardèche avec ma copine. On n’est jamais trop prudent.
C’est parfait les soirs où il fait un peu frisquette sur la terrasse, même l’été, quand on a son verre de bière -justement- à la main.

Et je suis sûre que je vais trouver plein d’autres bonnes raisons d’estampiller ce cadeau.

En attendant, tiens, je vais roupiller un peu.

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 14:27

Retour vers le futur, je repense à mon baiser raté de l’autre jour.
Pourquoi, donc ?

Hormis le fait que j’ai été très nulle ce jour-là, il y a quand même des raisons DEFENDABLES de louper un tel coche (le genre de raisons qui fait que je peux toujours me regarder dans la glace le matin).
Parmi ces dernières, il y a la différence Paris/Province concernant l’homosexualité et son acceptation dans la société.

C’est de ça que j’ai décidé de vous parler aujourd’hui.
Ce sujet de réflexion buzze beaucoup autour de moi, pour plein de raisons différentes, notamment à la faveur de la diffusion du documentaire.
Ben oui, aurai-je pu faire ce que j’ai fait et continuer à marcher dans les rues de ma ville pareil après une telle visibilité ?
Une fille m’a fait remarquer l’autre jour que je ne me baladais à Paris à des heures impossibles, sans sifflet ni rien.
Avec le nombre de gens qui connaissent ma tête maintenant, ça va être drôle de croiser la route d’un homophobe un peu allumé sur un boulevard désert.
Hé bien, à Paris, même si on y «casse [encore] du pédé» (ne nous faisons pas d’illusions), la situation est quand même plus facile à vivre que dans une ville de province où les «on-dit» sont omniprésents, où, suivant l’échelle de la ville, on vous reconnaît plus facilement. Où on vous fait sentir plus violemment que vous n’êtes pas partie prenante de la société.

Je suis allée parler à Aurélie, une de mes followeuses sur Twitter (comme quoi c’est coul de me suivre, on supporte mes conneries, mais on peut être mis à l’honneur sur mon blog !), qui vit à Dijon, pour vérifier que tout ce que je pensais sur l’homophobie en province était réel et si ce n’était pas une énième lubie de parigote.

Le regard d’Aurélie est d’autant plus intéressant pour moi qu’elle est hétéro (et oui y’a pas que des gouines qui me suivent \o/), ce qui fait qu’elle est plus objective face à un tel sujet. «Personnellement, me dit-elle, je n'ai jamais vu de couple gay ou lesbien en faire étalage ouvertement dans la rue. Je pense que d'une certaine manière, ça doit être encore "mal vu". Les dijonnais vivent dans une ville du Moyen-Age, ils ne dérogent pas à leurs idées moyenâgeuse non plus -_-'».

Bon, ben, y’a encore du boulot.
Mon quai-du-train de l’autre jour n’était pas dijonnais, mais rêmois. J’avoue. Mais quand je lis un tel témoignage, je ne peux pas m’empêcher de penser que ma petite gouine aurait peut-être eu des soucis, si je l’avais embrassée, et c’était pas exactement le but poursuivi à l’origine.
Personnellement, je l’ai déjà écrit ici, je n’ai pas peur. Mais je suis assez peluche pour ne surtout jamais faire de mal à qui que ce soit. Et c’était une manière de mettre quelqu’un en danger.

Aurélie poursuit : «Mon père habite dans un petit village de la Nièvre, et là l'homosexualité est considéré par la gérontocratie locale comme une tare propre aux "jeunes" au même titre que la drogue et l'alcool. Pour avoir écouté les conversations qui se tiennent dans l'enceinte sacré de la pharmacie et/ou de la boulangerie, je peux en témoigner. Ca me révolte, mais il y a des gens qu'on ne peut pas changer. Je connais un couple de femmes qui vivent là-bas et qui ont même 2 petites filles, mais je ne sais pas si elles ont vécu ouvertement des cas d'homophobie.»

Elle pointe le problème souvent rencontré en province : quand ce n’est pas l’échelle de la ville, c’est la population qui n’aide pas. Vraiment pas.
Je me réjouis toujours quand ma jeune cousine me dit : «Mais t’as une copine ? C’est trop cool !» (alors que c’est faux, elle a vu le documentaire, mais ma copine m’a larguée ><*) parce que je me dis que les adultes de demain seront peut-être moins réfractaires sur ce point que leurs aînés parce qu’élevés dans un esprit de tolérance.
Mais les aînés, eux, sont à la traîne, et on ne peut pas leur en vouloir : ils viennent d’une autre époque et n’ont plus l’âge de changer d’avis. On se raidit quand on vieillit. C’est comme ça.
Et il se trouve qu’il y a plus de personnes âgés en province, qu’à Paris, en proportion avec la population.

Si ce n’est pas de l’homophobie violente type «casser du pédé», les personnes de ma communauté ont plus de mal à l’assumer en province parce que le poids des regards de travers de tout un village est parfois....hum usant.
Imaginez-vous entrer dans un salon de coiffure dans un silence de mort, où tout le monde vous suit du regard et commence à chuchoter sur votre passage. Génial, comme quotidien, hein ?

«A Paris, j'ai l'impression que tout est beaucoup plus "normal" et que tout passe plus facilement, mais je crois que c'est une façade», conclut Aurélie.
Je la rejoins sur ce point. Paris étant une capitale où plus de choses sont possibles, la communauté gay s’y est un peu «imposée». Mais cela ne veut pas dire que les gens n’en  pensent pas moins.
La meilleure preuve est qu’on aie peur pour moi et qu’on me conseille de sortir le soir avec un sifflet. Qu’on me félicite pour mon courage.
Alors que je vis à Paris.

Le local de mon association a été vandalisé. Nous sommes dans la capitale.
Et si on apprenait à vivre ensemble, et pas les uns à côté des autres ?

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 19:13

Je sais, je saiiiis, je n’ai pas blogué depuis....10 jours. Ne me tapez pas.
Mon référencement a encore coulé. Je bosse dans les médias, hein. Mais rien n’y fait, fuck Google, je dors des fois au lieu de bloguer tous les jours. Non mais.
La dernière fois que je bloguais, c’était pour vous dire que j’étais assez trouillarde pour ne pas embrasser une jolie gouine sur un quai de train dans une province. Je reviendrai sur les raisons de mon geste, qui a causé débat, dans un second post.


Là, j’ai exactement dix minutes avant de revenir à mon très cher code pour rendre hommage à un truc génial dans ma vie.


Je veux parler de mon PAG.
Le PAG, ou Pédé A Gouines, est un peu l’inverse de la GAP (Gouine A Pédés) -groupe social dont je suis une digne représentante (si vous voulez, je vous expliquerai comment c’est bien d’être une GAP). Il est tout à fait pédésexuel, mais il est -pour un pédé, c'est rare-, entouré parfois de plusieurs paires de seins. Bon, des petits seins de gouine, mais quand même.

Le PAG, de ce fait, a comme la GAP, souvent quelques soucis de célibat chronique. Parce que les goudous en plus, sont un cercle qui a parfois du mal à intégrer la présence de kikis -même de kikis inoffensifs.
Du coup, dès qu’il se met en couple et qu’il le dit sur Facebook, hé ben on ne croit pas que c’est vrai. On pense que c’est un fake et qu’il s’est «marié» avec sa GAP pour faire genre.

Mais pourquoi donc accepter ainsi d’avoir adopté la vie monastique aux yeux de ses potes (pour un pédésexuel, c’est un sacrifice de taille) ? A sa décharge, il faut avouer que, contrairement à la GAP qui s’entiche de garçons qui écoutent Mylène et Lady Gaga (ce qui laisse volontiers pantois, je vous le concède), le PAG a bien compris que les gouines avaient des goûts musicaux underground vâââchement bien. C’est assez pratique d’avoir une gouine sous la main pour se faire prêter le dernier album de Gossip. Ça vaut le coup, donc.

Et puis, les gouines ont plein d’autres avantages. Elles tiennent volontiers leur manteau à ces messieurs quand ils se déshabillent pour aller en boîte (oubliant du coup que les filles ne peuvent PAS descendre dans les backrooms !, cf Maxime Donzel dans son guide de la GAP), elles sont confortables (on peut s’endormir sur leurs seins), elles sont fines psychologues vu que leur vie est toujours compliquée. Bref. Bon retour sur investissement.

J’ai remarqué ces derniers temps un phénomène très intéressant  (auquel je participe): il semblerait que les pédés et les gouines s’associent par paires. Le pédé va se trouver une gouine de référence, et ça va fonctionner comme un vieux couple, mais sans sexe.
Tout comme les gays parlent de «ma fille à pédés», ils font référence à «ma GAP».
Et voilà, c’est l’amour fou. C’est beau, c’est bisounours, les parents pensent que leurs enfants sont redevenus hétéros.
Sauf que non.

Si on résume, dans la vie des pédés, y’a un minimum deux paires de seins, ce qui représente déjà une forte densité de seins dans leur vie (exception faite de leur mère, cela va de soi) : leur FAP (Fille A Pédés, l’hétérotte qu’ils emmènent en boîte pour qu’elle puisse baver sur des hommes inaccessibles), et leur GAP (avec qui ils vont au concert de Gossip). Il y a des cas dérogatoires comme le mien où deux GAP sont associées au même pédé. Tout ce petit monde vit en plus ou moins bonne intelligence, suivant les caractères. Certaines FAP, par exemple sont relou. Certaines pas. Certaines gouines sont jalouses, certaines pas.
Moi par exemple, je suis assez partageuse. Mais qu'avec l'autre GAP parce qu'elle est gentille. Sinon je mords.

Moi je les salue, parce que même s’ils sont un peu largués, les PAG prennent la peine d’essayer de suivre les histoires d’amour de leur copine. Au final, ils finissent par considérer que tout le monde est l’ex de tout le monde, c’est pas si loin de la vérité et c’est tout de même plus simple. Et puis ils doivent se mettre à aimer la bière (donc en avoir dans leur frigo au cas où leur gouine débarque), ce qui n’est pas évident.
Mention spéciale à ceux qui ont la délicatesse ultime d’avoir une poubelle dans leur toilettes et des tampons dans leur placard. C’est la grande classe. Un peu dur à faire comprendre à son chéri, mais tellement génial, je vous parle de mon expérience de GAP aguerrie.

A propos du chéri. On pourrait croire qu'avec le chéri, vu l’amitié symbiotique du pédé et de la gouine susnomnés, il y aurait rivalité. Eh ben pasdutout. Pour la simple bonne raison qu’une gouine ne peut pas faire grand chose avec un garçon, mis à part passer son temps à lui faire des câlins et lui raconter la dernière soirée passée avec ses ex. Pas de danger de ce côté là. Et puis il faut avouer que c’est un bon rempart à l’infidélité, puisque tout le monde croit que le PAG est asexuel ou hétéro refoulé (ce qui est à peu près la même chose).

Côté gouines, le PAG, c’est essentiel :
vous pouvez rentrer au bras d’un homme, et même dormir dans son lit sans penser une seconde qu’il vous a violé
vous pouvez vous targuer de savoir ce que c’est qu’un kiki.
vous pouvez faire des câlins à un homme sans qu’il pense que vous voulez coucher avec lui. Je souligne qu’on ne sent pas du tout le célibat passer, parce qu’un PAG peut être très affectueux.
vous vérifiez tous les jours votre gouinitude, parce que même en s’habituant à leur présence (et au fait que des pectoraux c’est autrement moins confortable que des seins), impossible d’imaginer de faire des choses fessuelles avec les garçons
Bref. Gros retour sur investissement pour nous aussi.

Vis ma vie de bisounours.

(Ce post beaucoup trop long et pas très productif est dédié à mon PAG, avec un bon demi-quintal d’amour inusité en prime, il le mérite !)

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 15:54

Mon Formspring recueille toujours autant de questions. J'aime bien.
Suite de l'interview.

Au quotidien, tu gères comment l'homophobie (?) de ton père par rapport aux filles que tu mets dans ton lit, ou à tes responsabilités associatives ?

La question des filles dans mon lit s'est peu posée, elle venaient toujours lorsqu'il n'était pas là. Côté associatif, par honnêteté je lui dit où je suis, et j'aime bien lui parler de ce que je fais. Mais mon père ne prend pas mon engagement au sérieux et ça c'est usant.

Finalement, quand on est militant, on est peut-être plus confronté à ce que c'est que la difficulté d'être homosexuel aujourd'hui. Y a pas des moments de découragement ?
Bien sûr. T'as des moments comme après le vandalisme dont on a été victime, où tu hésitais entre le désespoir et l'envie de tout casser. Et puis au niveau personnel, c'est un éternel recommencement : tu aides une personne à s'assumer, puis il y en a une nouvelle qui arrive, et tu recommences. T'as l'impression parfois que ça n'avance pas.

On t'a déjà pris pour un garçon? Si oui, comment as-tu réagi? Ça t'a vexé, blessé, ou même pas en fait?

Oui, c'est déjà arrivé. Et je le prends bien. J'assume mon androgynie et je la revendique presque. Donc je suis ravie quand j'arrive à semer le doute !

Si tu étais en couple, est ce que tu arrêterais de militer, si elle te le demandait?

Non. Je ralentirais le rythme mais je n'arrêterais pas. Lutter pour mes droits, c'est aussi lutter pour la protection de mon couple, je pense que c'est lui rendre service que de continuer à me battre.

On choisit d'être visible selon toi?

Oui. Parce qu'on prend toujours un risque, aussi minime qu'il soit, vaut mieux que ce soit un choix.

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 02:12

Je reviens de la projection du reportage dans lequel j'ai tourné il y a quelques mois.

 

C'était très émouvant.

Je m'imaginais pas que ça serait aussi beau. Quand Jeanne m'a proposé de tourner dans son film, j'ai beaucoup hésité : je me demandais si cela ne dénaturerait pas mon témoignage (je me méfie des monteurs barbares qui transforment ce que vous racontez en totalement autre chose), si cela n'exploserait pas toutes mes relations familiales. Je me demandais si c'était bien, de prendre le risque que ma mère tombe dessus en zappant le vendredi soir.

Et puis on a sympathisé, et elle m'a expiiqué son projet. Et je me suis rendue compte que justement, c'était le genre de film à montrer à ma Maman.

Je ne regrette pas d'avoir accepté.

 

Au delà du fait que ça fait bizarre de se voir à la télé, j'ai été très touchée par ce film.

Toutes ces histoires ensemble, racontées par Jeanne, la journaliste, qui se met elle aussi en scène dans le film, c'est vraiment beau. C'est plein d'amour, avec un zeste de colère, et beaucoup de joie de vivre.

C'est le genre de film qui dit simplement : coucou, je suis là, j'existe, et regardez, c'est pas si terrible.

Je suis juste en vie.

 

Le projet de Jeanne, c'était de faire un vrai film, un peu vécu, sincère, sans montrer les lesbiennes du doigt. Un film fait un peu avec les tripes mais pas trop militant (on ne parle que de mon coming-out -j'aurai pu parler du MAG mais ce n'était pas le propos). Et c'est ça qu'on a visionné ce soir. C'est très réussi. J'ai bêtement pleuré.

 

Ce film, en plus, c'est plein de souvenirs. C'est ce kiss-in où j'ai embrassé l'une de mes meilleures potes. C'est ce café où j'ai revécu pour Jeanne mon coming-out. C'est ces matins où je me réveillais avec des papillons dans le ventre.

A travers ce film, j'ai évolué. J'ai changé, j'ai grandi.

Je me suis rendue compte de plein de choses.

C'est le carnet de bord d'un voyage plein de surprises.

 

Et puis y'a mon Papa dedans. Mon Papa qui m'a beaucoup impressionnée quand il a dit oui pour témoigner.

Vous pouvez pas imaginer à quel point je suis fière de lui.

Je le trouve courageux, intelligent, tolérant. Un peu têtu parfois, mais c'est une formidable preuve d'amour qu'il m'a faite de témoigner, et je lui en sais gré. Je ne sais pas très bien comment le remercier, c'est un très beau cadeau, c'est une belle prise de risques. Je suis une fille vraiment gâtée.

Bravo, Papa.

 

Jeanne, je l'ai un peu vue d'un autre oeil. On perçoit, en filigrane, la rage qui l'animait quand elle a fait ce film. La colère qu'elle avait de ne pas avoir de droits. Je ne me rendais pas compte à quel point elle avait, comme, moi, le poing obstinément levé. Je suis contente que ça se ressente un peu dans ce film. C'est bon qu'on voie que ça bouillonne à l'intérieur, qu'on existe, mais aussi qu'on a envie de continuer. Qu'on s'acharne à survivre quand tout n'est pas rose.

Parce que tout n'est pas rose.

 

Au fur et à mesure du film, on a vraiment appris à se connaître. On a débattu des heures au café pour mettre au point le documentaire. On a beaucoup ri. On a vécu des trucs, comme le kiss-in ou la pièce de théâtre. Elle me racontait par mail qu'elle partait en train voir les parents d'Amélie, j'ai un peu suivi le reste des histoires comme ça.

En plus de partager avec mon Papa au plus joli projet sur les goudous que je connaisse, cette aventure m'a fait gagner une amie. Quand je vous dis que je suis gâtée.

 

Je suis heureuse d'avoir participé à ce joli film. Je me reconnaissais à l'écran. Ces paroles sont bien celles que j'ai dites, rien n'est dénaturé. Je suis contente d'avoir croisé la route de Jeanne et de lui avoir fait confiance, le jeu en valait la chandelle.

Je réalise à quel point ma vie vaut d'être vécue.

 

[edit : Des filles entre elles sera diffusé sur France 4 le 14 mai à 20h30, bande de chenapans. Et même que c'est disponible en streaming. => http://bit.ly/chMIjp]

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 14:43

Si tu as des questions sur le sens de la vie, le Coming Out ou le cunnilingus, je réponds à tout, sauf aux problèmes de math : http://www.formspring.me/TornBlueJeans

Quelques exemples de questions :

Est ce que le mot "gouine" te choque ? 
Non,je le prends pas du tout comme une insulte : je fais partie des gens qui revendiquent de se définir par un mot péjoratif pour le détourner de sa valeur. Par contre, "gouinasse" me choque.

 

Pourquoi l'engagement militant ?

Belle question. Pour beaucoup de raison, des bonnes et des moins bonnes. Parce que je ne peux pas concevoir ma vie sans me sentir utile, parce que les jeunes qui se font pendre en Iran à cause de leur orientation sexuelle, ça aurait pu être moi, parce que lorsqu'on fait partie d'une minorité menacée, c'est une question de bon sens de défendre ses droits. Parce que mon assoce m'a fait tellement de bien que je voulais donner à mon tour. Parce que j'ai plein de choses à dire. Et je crois que je n'ai pas épuisé toutes les raisons.

 

La première fois que t'es entrée dans une assoce (LGBT, j'entends), c'était pour choper ou t'avais juste envie de voir, ou t'avais déjà une envie de bouger, ou de faire bouger les choses ?

On m'y a emmenée sans vraiment me dire ce que c'était. J'avais surtout besoin de réponses et de finir mon questionnement, je suis arrivée là bas je me disais bi. Mais sitôt les certitudes assises, je me suis aperçue que j'avais plein de choses à dire et c'est venu naturellement.

T'as subi de l'homophobie suite à un coming-out, ou à cause de visibilité ? En clair, après que t'aies dit être homo, ou juste parce que tu en as l'air (coupe de cheveux, fringues, que sais-je) ? 
Un peu des deux.
Quand tu te balades avec le t-shirt du MAG, ça ne manque pas. Mais c'est souvent parce que j'aime bien emmerder mon monde avec ça. Et je compte dans les réactions homophobes la réaction de ma mère suite à mon coming-out.

 

Que t'as apporté l'associatif, dans tes primes années de simple adhérente ? 

Alors, c'est avant mon élection si j'ai bien compris la question...
Des réponses et des amis. J'étais en questionnement, ça m'a permis d'assumer ma lesbienitude après vérification de mes tendances, et de me trouver de vrais amis. Tu sais, les gens qui te voient en mode déchet, mais qui mettent pas la photo sur FB parce qu'ils t'aiment.

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 09:48


Je sais, en un seul mot, ça sonne vraiment comme le nom du 351e pokémon. Mais non. C'est pire : c'est un cliché lesbien.

Petit tour d'horizon.

 

http://sphotos.ak.fbcdn.net/photos-ak-snc1/v1625/186/81/1483638958/n1483638958_143328_1726.jpg

On pourrait croire que la gouinamèche (un seul mot -marque déposée AOC) est un espèce pourvue d'une capillarité foisonnante...il n'en est rien.

La mèche est pour elle plus un état d'esprit qu'une véritable coupe de cheveux : l'excroissance capillaire dont il est question n'a rien à envier à La Roux, bien au contraire : le cheveu est court, la coupe asymétrique. Tout est fait pour avoir une coupe à la garçonne étudiée et sans altération de la visibilité (comprenez : l'illustration est mensongère).

Le pied.

(seule réserve : l'hiver, bonnet obligatoire. Et si on n'aime pas le bonnet, eh ben on a froid aux oreilles et c'est pas joli)

 

Comme exemples célèbres de la gouinaméchitude, Tegan & Sara sont parfaites. En plus y'en a une qui met du gel et l'autre pas, ça vous montre la créativité qui peut être déployée à partir du même style de coupe (traduisez : oui, comme beaucoup de gouines, non seulement j'écoute Tegan & Sara, mais je les trouve sexy. J'attends de vous une admiration sans borne pour la perfection évidente de leur plastique).

 

La gouinamèche fait toujours partie d'un cercle très fermé -composé d'autres gouines qui arborent la même coupe de cheveux- et s'inquiète fort peu de ce conformisme capillaire puisque de toute façon, pour être gouinamèche, il faut être intronisé, adoubé, que dis-je, initié. Il faut avoir intégré au tout dedans de soi les commandements sacrés de la gouinaméchitude.

La gouinamèche est souvent intronisée dans le groupe par une de ses ex (toutes ses ex sont devenues ses amies, cela va sans dire) qui garantit en quelque sorte que non, cette jeune gouine n'est pas un espion qui tente d'avoir l'adresse du coiffeur de ces demoiselles, qui, décidément, partagent tout.

 

Les gouinamèches sont des gouines de l'entre-soi (d'où l'intense turnover mutuel opéré au sein du groupe : comprendre que les ex font l'objet d'un réel trafic), qui partagent des sorties chez les unes et chez les autres, et parfois une escapade en boîte ou au Troisième Lieu, pour rencontrer de nouvelles futures ex.

 

On remarque au passage que la gouinamèche boit de la bière par litres, sans jamais prendre du poids. Ragaeant

 

Elles écoutent de la bonne musique (et pas que Tegan & Sara, plein d'autres trucs électro-pop d'avant garde un peu sympas) et s'habillent bien (il n'y a pas que la mèche qui est étudiée). Ce seraient des filles tout-à-fait fréquentables si pour les approcher il ne fallait pas soi-même ou être une gouinamèche, ou désirer en devenir une.

 

Pas un pokémon, donc : plutôt l'aboutissement final d'une longue maturation, d'un combat acharné pour être (enfin) reconnue par ces semblables. Inutile de me faire croire que l'évolution de gouinamèche est gouinequechua,. C'est impossble. Et puis je suis sûre qu'une gouinamèche trouverait que la Pokéball, c'est pas assez grand pour la caser elle, son ex, la copine de son ex et l'ex de son ex.

Et puis zut, y'a pas de miroir pour se coiffer.

 

Illustration

© Vaï. Tous droits réservés.

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  • TørnBlueJeans
  • Ben voilà. Ça c'est moi. Une gouinette hyperactive, qui fait plein plein plein de choses en même temps. Une fille qui ne se repose que pour se foutre sur internet et écrire ce foutu blog !
http://twitter.com/quota_atypique
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